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CHAPITRE 14



Les pièges du Chrétien



Tireurs de présages et cartomancie.

 


Nous avons déjà vu sous divers angles, les pièges de la grande porte. Nous pourrions les résumer par le seul verset d’Ephésiens 6-12, Car nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les principautés, contre les pouvoirs, contre les dominateurs des ténèbres d'ici-bas, contre les esprits du mal dans les lieux célestes.

Si le genre de traquenard de lutter contre la chair et le sang existe véritablement, il en est d'autres qui sont également de taille, et dans lesquels pourtant beaucoup sont tombés, et tombent encore malheureusement.

Il y a parmi ceux-là, ceux qui sont annoncés dans (Apocalypse 2-8 et 3-7) aux Eglises de Smyrne et de Philadelphie : « Les gens de la synagogue de Satan, qui se disent Juifs et ne le sont pas car ils mentent ». Il est effectivement bien difficile parfois de discerner parmi les chrétiens ceux qui sont sincères, et ceux qui ne le sont pas, tant la simulation peut ressembler à la vérité lorsque nous lui ajoutons la perfidie spirituelle de Satan. C’est pourquoi nous reviendrons sur ce sujet dans le prochain chapitre. Nous continuerons de regarder dans un premier temps, les pièges qui ne remettent pas en cause l’intégrité de chacun, mais ceux dont l’air anodin, nous les font regarder souvent comme des banalités, voir des dérisions. Ce sont des pièges qu'il ne faut pas craindre car ils n'ont plus aucun pouvoir sur nous si nous ne leur donnons pas raison, mais dont il est bon toutefois de se tenir à l'écart. Des pièges qui pourraient bien devenir pour nous de la dynamite, si nous les pratiquions encore en opposition à notre foi en Christ.

Parmi ceux-ci, il y a toute forme de divination, dont fait partie la cartomancie. J'ai eu l'occasion de vous en parler à la page 87. Annette, mon ex-épouse, chrétienne de par son enseignement, bien que peu pratiquante, était allée voir une femme très « réputée » à cette époque sur la ville d'Évreux. Celle-ci lui avait alors tenu ce genre de propos qu'elle m'avait elle-même rapporté : « Elle m'a dit que je n'avais rien à craindre que je vivrai vieille et seule très longtemps, mais malgré tout les tourments que tu me feras vivre, je ne serai jamais divorcée, car tu seras mort avant ».

Beaucoup de ceux qui ont un tant soit peu donné libre cours à ce genre de propos, pourront souvent constater que beaucoup de circonstances se sont effectivement réalisées pour eux-mêmes. Il ne s'agit généralement que de grandes lignes de la vie, dans lesquelles nous pouvons souvent retrouver les paroles données en beaucoup de circonstances, mais il est vrai que la personne fragile risque d'y être attachée.

Au travers de ce présage, il est bien évident que le principal but était d’annoncer ma mort avant mon divorce. Compte tenu des droits d'appartenance que Satan avait alors sur moi, il était effectivement en droit de la demander à Dieu, comme nous pourrions le voir dans les deux premiers chapitres de Job. Ma mort physique n’a pas eut lieu à cette époque il me semble, car selon ma perception je suis toujours vivant. Si nous examinons ces paroles avec un regard spirituel, nous pouvons cependant constater que la base de cet augure s’est bien réalisée, puisque lors de ma nouvelle naissance en Jésus-Christ, Satan perdit tout droit de regard sur moi, et je devins « mort » à son monde. Ma mort avait donc été proclamée au travers du but que Satan poursuivait de la réclamer physiquement à Dieu, mais aussi dans l’espoir que je lui donne raison par ma propre autodestruction après ma conversion. Si le résultat physique n’était donc que mensonge, il y a cependant une « vérité » fondamentale selon la parole de Dieu dans ce propos. Celle-ci démontre d’ailleurs très clairement que ces « prophéties » de cartomancienne, ne sont en réalité que présages de Satan en rapport à ce qu’il demande à Dieu contre nous, mais regardons la chose.

Vers le 15 septembre 1 989, soit plus d’un an après ma conversion, à une semaine environ de l'audience au cours de laquelle allait être prononcé officiellement mon divorce, j'eus l'occasion de voir l'heure, le lieu, et la manière dont Satan avait demandé ma mort à Dieu. J’allais vivre l’accident de la route que chacun m’avait toujours prédit, et que j’avais parfois prémédité pour en finir avec la vie dans mes moments de déprimes passagères, lorsqu’il m’arriva d’atteindre le trop de la page 91.

Le dimanche d'avant, Marie-Claude et moi avions été avertis du Saint-Esprit, que nous aurions quelques difficultés à vivre le mercredi suivant, mais ne savions certes pas de quel ordre celles-ci seraient. Nous n'y avions d'ailleurs attaché qu'une attention relative, restant tous deux confiants en Dieu à nous guider sur notre chemin.

Je travaillais alors sur Amiens, et faisais le voyage Evreux Amiens allé retour, chaque jour par la route. Je n'avais alors qu'un an de conversion, et bien que je fus devenue fort sage au volant à mes propres yeux, je ne respectais toujours pas les limitations de vitesse. Je n’avais en effet, pas encore vécu cette action de Dieu en rapport avec la sagesse, que nous regardions au chapitre 10, à la page 184.

Ce mercredi matin, un quart d'heure avant mon départ, un très violent orage s'était abattu sur la région, mais il commençait de se calmer lorsque je démarrai. J’avais déjà tellement vu de situations difficiles sur la route, que je n’y attachai aucune importance sur l’instant. Rien de particulier ne m’interpella donc en cela, pas même la moindre appréhension, la routine. Dans une même attitude de cœur que la mienne, Marie-Claude s'étant trouvée réveillée par mon départ, s’était mise à prier selon ses habitudes.

Elle commença donc de se laisser conduire par le Saint-Esprit à prononcer les paroles justes devant Dieu, comme nous l’avions toujours fait depuis le début de notre conversion, mais cette recherche allait la conduire ce jour là, à un langage insolite à son niveau. Dès le début de cette prière, elle commença de  demander, redemander, et redemander encore : « Seigneur, une onction sur Alain, une onction sur Alain, une onction sur Alain,... » Durant près d'un quart d'heure, poussée par le Saint-Esprit à faire cette prière, elle resta comme bloquée sur ces seules paroles « Seigneur, une onction sur Alain ». Sur l’instant, ne comprenant pas le pourquoi, elle en fut très interpellée comme vous pouvez l’imaginer, mais continua toutefois de se laisser conduire dans cette voie.

Après quelques minutes de trajet, mon itinéraire habituel m'avait conduit à rejoindre une nationale à quatre voies matérialisées, limitée donc a cent-dix kilomètres heure. Je ne dépassais généralement plus la limitation que d’une trentaine de kilomètres/heure, et ce matin là, bien que je fus en retard de quatre à cinq minutes sur mon horaire habituel, je flânais quelque peu. La quatre voies sur laquelle je venais d’entrer était encore fort mouillé après l’orage, et à mesure que j'avançais, j’entretenais un dialogue avec le Saint-Esprit comme à l’accoutumé. Plus les minutes passaient, et plus je commençai toutefois de ressentir sur moi une onction inhabituelle. D’instant en instant cette onction grandit d’ailleurs tellement, qu’elle en devint presque palpable. J’aurai presque cru pouvoir toucher Dieu, tellement sa présence devenait concrète. Je ne roulais qu’à cent trente, surnageant un bonheur indescriptible, mais  restais cependant fort conscient de la situation. Après quelques minutes de ce bonheur, un peu comme si je voulais rester les pieds sur terre, il « me » vint donc à l’esprit : « vu le retard que j’ai, c'est presque un manque de foi que de rouler si lentement ». Sans doute était-ce le mauvais conseilleur qui m'incitait de rouler plus vite, dans l’espoir de me perdre, mais il faut dire qu’avant ma conversion, j'aurais été sans aucun doute au maximum des possibilités de mon véhicule dans les mêmes circonstances. Je n'accélérai pas trop, mais à un bon cent quarante cependant.

Je roulais en ligne droite, et rattrapai deux véhicules sur la file de gauche, lorsque nous abordâmes une grande courbe gauche et commençâmes de doubler deux autres véhicules. Ceux de la file de gauche, dont je faisais parti, étaient certes bien au-delà de la réglementation, mais dans des conditions de conduite encore bien habituelles, si l’état de la chaussée était resté ce qu’il était. Ce que nous ne savions pas, et particulièrement pour moi qui étais en troisième position, c’est que toute la courbe était recouverte par une importante coulée d’eau et de boue sur toute sa longueur. Je venais tout juste de dépasser le premier des deux véhicules de la file de droite, lorsque de façon imprévue pour moi, j’abordai cette difficulté, et parti soudain en aquaplaning. En quelques mètres, je me retrouvais projeté sur la file de droite, sans toucher ni l’un ni l’autre des deux véhicules que je doublais.

Il est inutile de vous dire quel genre d'émotion, il est normal d'éprouver en pareil cas, et celui qui a déjà vécu ce genre de situation le sait particulièrement. Pour moi-même, je connaissais d'autant mieux mes sensations et ma concentration très habituelle dans ce genre de circonstances, que je venais tout juste d'arrêter la compétition sur terre, qui représente en fait un constant dérapage. J'avais de plus vécu mes vingt-cinq années de conduite sur route, au même rythme que la compétition, et c'est ainsi que sur route comme en course, je ne me sentais à l’aise au volant d'un nouveau véhicule, que lorsque j’avais découvert toutes ses réactions au dérapage. Inutile donc de vous préciser combien je connaissais mes perceptions habituelles ; et pourtant, au contraire de tout ce vécu que je connaissais si bien, à l’opposé de tout ce que j'avais pu expérimenter jusqu'à ce moment et de tout bon sens humain ; plus calme en moi-même que je ne le suis encore devant un simple film à la télé, tout en passant en glissade entre les deux véhicules que je doublais, je me revois me dire : « Tiens ? Je suis parti !»

J'étais là comme dans un fauteuil, mais pas pour autant dans l’inconscience, car j'allais très vite retomber les pieds sur terre avec un petit dixième de secondes d'effroi. Masqué par les véhicules qui me précédaient, je fonçais tout droit en direction d'un camion arrêté sur la file de droite, à l'avant duquel, à demi caché par sa taille, un enchevêtrement de plusieurs véhicules montait haut sur le talus, et me rendait presque impossible une manœuvre par la droite. C’était le piège !

Après ce petit dixième de seconde, je me trouvais déjà spectateur des deux véhicules que je doublais précédemment. Ils étaient dès lors à ma gauche, et éprouvaient visiblement quelques difficultés pour s’insérer dans la file restée libre sans heurter le camion, mais je retournai pour ma part sur mon petit nuage. C’est alors que je me revois me poser la question en toute quiétude : « Si je retrouve l'adhérence : ou je réinsère ma file entre les deux véhicules, mais il va me falloir faire une véritable prouesse de pilotage ; ou je prends à droite, mais il va me falloir prendre beaucoup d'angle inverse, pour arriver à passer face au talus et franchir l'obstacle des voitures accidentées. »

Je sais qu'avant ma conversion, comme dans un jeu, j'aurais tenté coûte que coûte une prouesse de pilotage, et aurai choisi la première solution. J’avais pourtant retrouvé de nouveau cette immense paix, et je me dirigeais droit vers le bas-côté ainsi que l’enchevêtrement de véhicules.

Je connaissais plus que bien, la distance nécessaire à une voiture folle partie en aquaplaning, avec des pneus de route usés aux deux tiers, sur une herbe détrempée déjà légèrement jaunie par l'été, à cette vitesse, je devais taper cent fois pour une, au moins les véhicules accidentés. Je suis bien évidemment le seul à pouvoir l'affirmer, mais je sais qu'alors, un second miracle se produisit. Je n'étais arrivé qu'à la moitié de la longueur du camion, ma roue avant droite n'avait pas encore commencé de prendre appui sur le talus, lorsque mon véhicule s’immobilisa. Je n’avais pas même parcouru une centaine de mètres. Toujours sur mon petit nuage, je n'avais pas même calé.

Je retrouvai alors mes sens habituels, raccrochai la marche arrière, et fis le tour du camion pour porter secours à l'avant. Il y avait trois ou quatre automobiles plus ou moins enchevêtrées, mais il n'y avait aucun blessé. Je repartis donc immédiatement.

L’attaque de l’ennemi, dépité de n’avoir pu arriver à ses fins, ne s’arrêta cependant pas là. A peine en effet avais-je parcouru un kilomètre, comme pour prendre sa revanche des droits qu'il n'avait pu obtenir de Dieu, je vis quand-même le petit coup de griffes de Satan. Je ne remarquai sur cette quatre voies aucun véhicule, ni dans mon sens, ni dans le sens opposé, pas même un pont, mais je reçus néanmoins un petit caillou qui fendit le pare-brise de mon  véhicule sur presque toute sa largeur.

Cela m’apparu alors tellement incroyable et futile, en rapport avec ma première sentence, que la chose me conduisit à un grand éclat de rire, tant elle me parut dérisoire, mais aussi concrète. Je venais d'échapper à la mort physique, à l'endroit, à l'heure et à la manière dont Satan l'avait réclamé à Dieu plusieurs années plus tôt, et lui n’avait eu que ce petit droit sur mon pare-brise. Ce qui avait été annoncé par une de ses prophétesses, cette cartomancienne, était loin d’être faux spirituellement.

La chose n'avait pu se produire physiquement, puisque j'étais déjà mort au monde spirituel de l'ennemi, parfaitement mort en Jésus-Christ, même si des parts charnelles lui avaient laissé quelques droits sur mon véhicule.  

Je n'avais pas encore été baptisé par immersion, puisque ma vie n'était pas encore régularisée quant-au divorce, mais j’étais baptisé du Saint-Esprit. J'étais donc déjà mort au monde de Satan, car j'avais donné ma vie à Jésus-Christ pour marcher en nouveauté de vie, comme nous l’avons déjà vu dans Romains 6-3/4. Cette cartomancienne n'avait donc pas eu « tort », et dans un sens, Satan avait dit la « vérité », j'étais bien mort à son monde, au monde des ténèbres. J'appartenais à Jésus, et mon ancien « maître », n'avait plus aucun droit sur moi, si ce n’est le petit pourcentage charnel en plus ou en moins de la parfaite volonté de Dieu à mon égard à cet instant précis. Vous pouvez maintenant comprendre pourquoi je vous disais à la page 130, que mon corps avait certes vieilli de quinze ans, mais que nous en reparlerions, car si mon corps a quelque peu vieilli, mon tombeau a déjà reculé d’autant. Je n'ai donc rien à regretter ! Nous n'avons plus rien à craindre ni à rechercher, au sujet de paroles de cartomancie, horoscope, ou autre chose de ce genre, si nous avons réellement donné notre vie à Jésus-Christ. Aussi, pour celui qui lit ces paroles et qui fait maintenant la démarche de cœur de donner sincèrement et sans limite sa vie entière à Jésus-Christ, celui-là appartient d’ores et déjà avec certitude à Jésus. Jésus en prendra soin contre vents et marées, même si des paroles de malédiction ont déjà été prononcées à son encontre.

Si nous venons de regarder en cela, une circonstance gérée à quatre-vingt-dix-neuf pour cent par Jésus, nous allons regarder maintenant l’opposé, afin que chacun, chrétien ou non, puisse faire son choix.

Il y a plusieurs années de cela, Marie-Claude et moi eûmes l'occasion de bien connaître un jeune homme qui fit malheureusement la démarche opposée, peut-être de la même manière que nous le faisions entre amis avant notre conversion à la page 103.  Après plusieurs années de vie Chrétienne très engagée, entraîné par ses tentations d'en connaître d’avantage sur son futur couple, il alla consulter ce genre de voyante. Le résultat ne se fit pas attendre, presque immédiatement il tomba dans une profonde déprime et moins d'un mois après, de son plein gré, il tenta de se donner la mort en se tirant un coup de pistolet d'alarme dans la bouche. Il n'en décéda certes pas, mais reste cependant infirme à vie. A vingt-quatre ou vingt-cinq ans, avec toute la connaissance de la parole de Dieu, son erreur avait été de s'adresser à un tireur de présages.

Comme nous l'avons déjà lu dans (Deutéronome 18-10/12) : Qu'on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui se livre à la divination, qui tire des présages, qui ait recours à des techniques occultes ou à la sorcellerie, qui jette des sorts, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou prédisent l'avenir, personne qui interroge les morts. En effet, quiconque se livre à ces pratiques est en horreur à l'Eternel; et c'est à cause de ces horreurs que l'Eternel, ton Dieu, va déposséder ces nations devant toi.//

Ces nations qui n'avaient pas la parfaite connaissance de la parole de Dieu, furent dépossédées à cause de leurs pratiques, alors à combien plus forte raison, nous qui avons la connaissance, ne serons-nous pas exempts de châtiments si un jour nous procédons de même, et que de notre plein gré nous retournions nous remettre sous la tutelle de Satan. Il est là pour nous dresser, ne nous étonnons donc pas de recevoir des coups. Si nous lui donnons raison de nouveau, comment le Seigneur pourra-t-il nous en défendre ?

L’idolâtrie.

   


Au même titre que la divination, l'idolâtrie est un péché qui nous amène à l'abomination devant l'Eternel, comme il est dit dans (osée 9-10) : J'ai trouvé Israël comme des raisins dans le désert, j'ai vu vos pères comme les premiers fruits d'un figuier. Mais ils sont allés vers Baal-Péor, ils se sont voués à l'infâme idole, et ils sont devenus abominables comme l'objet de leur amour.//

Toute la Gloire de Dieu dont Israël avait été témoin à la sortie d’Egypte, ne les avaient pas empêchés de se tourner vers un dieu occulte des Moabite et se rendre abominable aux yeux de l’Eternel. L’idolâtrie ne se retrouve d’ailleurs pas uniquement dans ce que nous considérons de nature céleste, mais également ce qui alimente nos superstitions  (Lévitique 26-1) Vous ne vous ferez pas d'idoles, vous ne vous élèverez ni statue, ni stèle, et vous ne placerez dans votre pays aucune figurine de pierre, pour vous prosterner devant elle; car je suis l'Eternel, votre Dieu.//

Si l’être humain n’était tourné que vers ces « porte-bonheurs », sans doute resteraient-ils nombreux, mais l’apôtre Paul nous ouvre les yeux sur les choses idolâtres de notre vie courante, dans (Ephésiens 5-5/6) : Car, sachez-le bien, aucun débauché, impur ou cupide, c'est-à-dire idolâtre, n'a d'héritage dans le royaume du Christ et de Dieu. Que personne ne vous séduise par de vains discours; car c'est pour cela que la colère de Dieu vient sur les fils de la rébellion.//

L’idole est en effet toute circonstance de vie qui prend la place de Dieu dans nos cœurs et nous conduit parfois jusqu'à rejeter l’existence même de Dieu, afin de ne pas rejeter cette part idolâtre de nous-mêmes. Si nous pouvons citer les plus communément dénoncées comme les convoitises sexuelles en tous genres, nous ne devons pas oublier l'argent, le pouvoir, la puissance… mais où devrions-nous nous arrêter si nous devions toutes les énumérer ?  Les comportements idolâtres se trouvent en nous dans toute forme de comportement,  d'actes, de choses, d'animaux, d'êtres humains ou célestes que nous pouvons placer avant Dieu dans notre vie.

Rien ne peut nous combler si ce n'est l'Eternel, et pourtant pour beaucoup, bien des choses passent avant Lui, même parmi ceux qui souvent sont convaincus d'être de bons chrétiens. Le Seigneur ne nous dit-il pas pourtant : (Psaume 37-4) « Fais de l'Eternel tes délices, et il te donnera ce que ton cœur désire » ?

Regardons aussi le premier commandement que l'Eternel donna à Moïse (Exode 20-1/6) : Alors Dieu prononça toutes ces paroles en disant : Je suis l'Eternel, ton Dieu qui t’a fait sortir du pays d'Égypte, de la maison de servitude. Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face. Tu ne te feras pas de statue ni de représentation quelconque de ce qui est en haut dans le ciel, de ce qui est en bas sur la terre, et de ce qui est dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras pas devant elles, et tu ne leur rendras pas de culte; car moi, l'Eternel, ton Dieu, je suis un Dieu Jaloux, qui punis la faute des pères sur les fils jusqu'à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent, et qui use de bienveillance jusqu'à mille générations envers ceux qui m'aiment et  qui gardent mes commandements.//

Nous devons adorer l'Eternel notre Dieu, sans même nous faire de représentation de lui-même, afin que Dieu, l'Eternel, ne soit pas ramené à la dimension d'une personne, d'un animal ou d'une chose. A l’inverse, celui qui élève à une stature prioritaire pour sa vie, voir même indispensable, une personne, la représentation d'une personne, d'un animal, d'une chose, ou même devant un acte comme l'impureté ou la cupidité, ou tant d’autres choses ; Celui-là fait de cette personne, cet animal, cette chose, cet acte, son idole, son dieu, plus haut que Dieu Lui-même.

Jésus qui est maintenant céleste, n'a donc pas à être représenté en tant qu'homme. L'apôtre Jean nous Le décrit d’ailleurs comme il le vit dans toute sa Gloire, c'est-à-dire comme il est aujourd'hui et pour toute éternité : (Apocalypse 1-12/17) Après m'être retourné, je vis sept chandeliers d'or, et au milieu des chandeliers quelqu'un qui ressemblait à un fils d'homme. Il était vêtu d'une longue robe et portait une ceinture d'or sur la poitrine. Sa tête et ses cheveux étaient blancs comme laine blanche, comme neige. Ses yeux étaient comme une flamme de feu, ses pieds étaient comme du bronze qui semblait rougi au four, et sa voix était comme la voix des grandes eaux. Il avait dans sa main droite sept étoiles, de sa bouche sortait une épée aiguë à deux tranchants, et son visage était comme le soleil, lorsqu'il brille dans sa force. Quand je le vis, je tombais à ses pieds comme mort. //

Si donc nous le représentons lui-même tel qu'il exista sur terre, dans ce corps d'homme, dans lequel il vint accomplir pour nous la loi, nous péchons contre le tout premier des commandements, car nous Le rabaissons au niveau d'un simple homme, donc d'une idole, d’un porte-bonheur. C'est bien pour cette raison que nous en abordions le sujet précédemment, et qu’il est si fondamental de le reconnaître comme notre Sauveur personnel et Seigneur et non seulement comme cet « homme » qui mourut pour nous à la Croix, même si cela est vrai. C'est vrai, mais pas suffisant ! Alors pourquoi peut-on devant Lui prosterner nos cœurs ? D'une part, parce qu'aucun autre ne fut de naissance divine dès le sein de sa mère comme Jésus-Christ, et d'autre part, mais cela va de paire, aucun autre ne put accomplir de lui-même toute la loi, puis ressusciter d’entre les morts. C'est bien là, la différence fondamentale entre les hommes, et Dieu fait homme en la personne de Jésus. Jésus était en Dieu de toute éternité, il est la part de Dieu appelée le Fils, puisque son âme ne naquit jamais que du Saint-Esprit et non de chair. Dieu est Père, Fils et Saint-Esprit. Puisque nul autre ne put accomplir toute la loi, tous ont donc été pécheurs, ne serait-ce que par leur naissance. Si donc tous ont été pécheurs, qui prions-nous si nous prions encore les saints ? Au moins pour cette part de pêché qu'ils commirent, la part de leur éducation, eux nés de « chair », et non d'Esprit-Saint comme Jésus-Christ, qui prions-nous ? Nous prions en premier lieu, leur part spirituelle renouvelée par le sacrifice de Jésus à la Croix, Dieu fait homme, et l’attribuons à des humains, mais nous prions également la part charnelle restante au jour de leur mort, et laissée sous la seule tutelle de Satan.

Les saints pour lesquels nous devons prier, sont tous ceux qui ont été rendus saints au travers du Sacrifice de

Les saints pour lesquels nous devons prier, sont tous ceux qui ont été rendus saints au travers du Sacrifice de Jésus à la Croix, et sont vivants aujourd'hui, c’est-à-dire l’église. Si par contre, nous vénérons un saint au travers d’une personne décédée, rendue sainte par le Sacrifice de Jésus à la croix, nous attribuons à cette personne la part de divine sainteté qu’elle reçut de Jésus, vainqueur de haute lutte à la Croix. Nous rendons alors à César ce qui appartient à Dieu et cela revient à dire que nous prostituons l’œuvre de Jésus à la Croix à des hommes ou des femmes que nous élevons ainsi au rang d’idoles. Ils pouvaient être les plus respectueux sur terre de l’œuvre de la Croix, nous en faisons alors les usurpateurs !

Il appartient à chacun de se remettre devant Dieu, s’il désire absolument donner raison à la vérité de Dieu et qu’il avait jusqu’alors sincèrement agi à l’opposé. La sincérité est bonne et indispensable mais peut cacher bien des vérités, soyons donc attachés à être éclairés par Dieu quelque soit le moyen qu’il utilisera alors pour nous confirmer ses voies. Si notre question devant Lui est sincère et dépourvue de toute partialité, sa réponse ne se fera pas attendre, car il est vivant, contrairement aux idoles. Il nous est certes demandé de prier pour tous les saints, mais pas de nous adresser à Dieu par l’intermédiaire des saints. Jésus nous a dit en (Jean 14-6) Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père QUE par moi.// Si donc nous nous adressons à Dieu au travers des saints, nous en faisons les égaux de Jésus, Fils du Dieu Vivant, et si nous nous adressons à eux en tant que dispensateurs de bienfaits, nous en faisons les égaux de Dieu le Père. Comment pourrions-nous nous voiler la face, au point de ne pas voir l’idolâtrie ?

Nul autre que Dieu ne peut-être adoré, et bien évidemment, Jésus faisant partie intégrante de Dieu, peut lui-même être adoré, puisque nous adorons Dieu : Père, Fils et Saint-Esprit.

Quand nous prostituons donc cette part de Dieu à quelque saint que cela puisse être, c'est Dieu lui-même que nous prostituons à ce saint. Ne nous étonnons donc pas que cette idole prenne un jour ou l’autre la place qui revient à Dieu dans notre vie, c’est à dire : LA PREMIERE !

Nul ne vient au Père que par Jésus, parce que Jésus fait partie intégrante de Dieu. Alors que dirons-nous de la merveilleuse femme, choisie de Dieu pour faire naître dans un corps d'homme son propre fils, et qui à cause de cela est vénérée par certains ? Lisons donc (Luc 1-26/38) Au sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée du nom de Nazareth, chez une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David; le nom de la vierge était Marie. Il entra chez elle et dit : Je te salue toi à qui une grâce a été faite; le Seigneur est avec toi.

Troublée par cette parole, elle se demandait ce que signifiait une telle salutation.

L'ange lui dit : Sois sans crainte, Marie; car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici : tu deviendras enceinte, tu enfanteras un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il régnera sur la maison de Jacob éternellement et son règne n'aura pas de fin.

Marie dit à l'ange : Comment cela se produira-t-il, puisque je ne connais pas d'homme ?

L'ange lui répondit : Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C'est pourquoi le saint enfant qui naîtra sera appelé Fils de Dieu.

Voici qu'Elisabeth  ta parente a conçu, elle aussi, un fils en sa vieillesse, et celle qui était appelée stérile est dans son sixième mois. Car rien n'est impossible à Dieu.

Marie dit : Voici la servante du Seigneur; qu'il me soit fait selon ta parole. Et l'ange s'éloigna d'elle.//

En tout cela nous voyons très bien la nature divine de Jésus, mais pour Marie, cette femme aussi merveilleuse dans l'obéissance à Dieu qu'elle ait pu être, qu'en est-il ? Ne lui est-il pas dit par l'ange Gabriel lui-même au verset 36 : Voici qu'Elisabeth, ta parente... Si Marie avait une parente, et bien sûr ce n'est une nouveauté pour personne, elle n'était pas quant-à elle, de naissance divine. Comme chacun de nous donc, elle était un être humain à part entière, même si parmi tous les êtres humains, elle avait été choisie de Dieu pour enfanter son Fils. Elle qui est née comme nous, au même titre que Jean-Baptiste, le plus grand né de femme, pourquoi en faisons-nous un chemin vers Dieu ? Afin de nous éviter ce genre d’erreur à venir, Jésus lui-même nous avait déjà répondu « nul ne vient au Père QUE par moi ».

Les hommes en ont fait eux-mêmes une « belle » erreur, une monumentale erreur, mais aussi une énorme idolâtrie ! Comme toute idolâtrie, elle a cependant son revers pour celui qui veut approfondir le sujet, car si la vierge Marie avait elle-même été de naissance divine, Jésus n’aurait plus eu de part humaine et toute l’œuvre d’accomplissement de la Loi de Moïse par un homme né de Dieu, serait abolie sur le plan humain et prouverait que l’homme ne peut prendre part à la Gloire de Dieu. Toute l’œuvre de la Croix deviendrait donc veine et de dimension similaire à celle des religions qui ne voient en Jésus qu’un simple prophète.

L’appellation « la vierge Marie » est elle-même souvent source d’erreur pour le profane. Il n’y a rien de particulier à retenir de cette appellation, car elle représente le fondement même de l’œuvre de Dieu en Jésus-Christ, mais  il faut savoir cependant que si elle était vierge à la procréation de Jésus, elle eut d’autres enfants avec Joseph son époux (Marc 3-31/35) Survinrent sa mère et ses frères, qui, se tenant dehors, l'envoyèrent appeler. La foule était assise autour de lui et on lui dit : Voici que ta mère, tes frères et tes sœurs sont dehors et te cherchent. Et il répondit : Qui est ma mère et qui sont mes frères ? Puis promenant les regards sur ceux qui étaient assis tout autour de lui, il dit : Voici ma mère et mes frères. Quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma sœur et ma mère.//

En cela Jésus ne renie pas sa mère ses frères et ses sœurs de sang, mais annonce une dimension plus grande que la dimension fraternelle charnelle en celle de frères et sœurs spirituels. Il est clair que si les disciples se déplaçaient parmi la foule vers Jésus et appelaient frères, sœurs, mères ceux qui venaient vers lui, avant même d'avoir reçu l'enseignement sur les frères et sœurs spirituels, c'est bien qu'ils reconnaissaient là sa famille de sang. Je ne chercherai donc pas à démontrer ce qui est connu de chacun. Jésus était en effet Fils Unique de Dieu, mais pas fils unique de Marie.

Le fait de placer Marie en tant que sainte est lui faire l’affront de la mettre à la place de son propre fils, comme nous venons de le voir au cas où nous nous adressons à elle comme un chemin vers Dieu, et pire encore si nous nous adressons à elle en tant que dispensatrice de bienfaits.  C’est lui accorder le dessein de prendre la place de son propre fils qui donna sa vie pour tout pécheur qui se repent, dont ceux de sa propre mère : Marie. Croyez-vous que cette femme, que cette mère, pourrait prostituer l’œuvre de son propre fils à son profit, si c'était réellement elle ? Dans le monde, quelle mère serait encore aujourd'hui, capable d'une telle abomination ? N’est-ce pas aller jusqu’à lui manquer de respect ?

Satan est rusé, et même si l’erreur date peut-être des temps anciens où les gens restaient attachés à des cultes aux ancêtres comme par respect sincère envers leurs ascendants, la sincérité ne s’appelle cependant pas vérité.

Pourquoi ne se passerait-il pas quelques miracles au nom de cette personne, comme pour mieux étayer cet égarement, cet éloignement de Dieu que produit toute idolâtrie ? Ne nous est-il pas dit que de tels miracles se produiront, dans les temps que nous vivons, et que tous ou presque reconnaissent être les temps de la fin ? Pourtant ce genre de miracles ne seront pas de Dieu; (Apocalypse 13-1/4) Puis je vis monter de la mer une bête qui avait dix cornes et sept têtes, et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms de blasphème. La Bête que je vis était semblable à un léopard, ses pattes étaient comme celles d'un ours et sa gueule comme la gueule d'un lion. Le dragon lui, donna sa puissance, son trône et un grand pouvoir.

Et je vis l'une de ses têtes comme frappée à mort, mais sa blessure mortelle fut guérie. Remplie d'admiration, la terre entière suivit la bête. Ils se prosternèrent devant le dragon, parce qu'il avait donné le pouvoir à la bête; ils se prosternèrent devant la bête, en disant : Qui est semblable à la bête et qui peut la combattre ?//

Ne donnons pas foi à tout évènement surnaturel, car il est nécessaire de voir les fruits qu'il porte, et celui ou celle qu'il glorifie ; mais pour ce qui est de la séduction : Comment est-il plus facile de séduire les hommes, si ce n'est par une femme ? N'avons-nous pas déjà rencontré ce scénario au Jardin d'Eden ?

Rendre chacun idolâtre, jugé donc par la deuxième mort, avec les meurtriers non repentis comme nous l'avons lu dans Apocalypse 21. Une femme que l'on appelle « mère de Dieu » ! Comment ne pourra-ton pas préférer la mère au fils, quand, dans la fête la plus à la mode, ce fils nous est de plus présenté dans le berceau ? Si Jésus-Christ vint au monde dans une étable, cela doit-il permettre de prostituer son œuvre d'humilité et de compassion de Dieu pour le monde, lui qui était depuis toute éternité assis dans les lieux célestes ? Si nous employons le terme « Marie, mère de Dieu », ce n'est cependant plus là le symbole d’un moment précis de l’histoire, comme nous venons de le voir au sujet du mot « vierge », mais bien une très grossière erreur et un énorme sacrilège pour celui qui le vit sincèrement au premier degré. S’il est vrai que Jésus fut en Dieu de toute éternité, et en cela nous pourrions être tentés de dire oui à cette appellation « mère de Dieu », il n’en est pas moins vrai qu'il vint sur terre dans notre nature humaine ; raison pour laquelle nous pouvons être vainqueurs en Lui. Dieu choisi donc Marie pour donner naissance à cette nature humaine, ce qui fait de Marie, la mère de Jésus en tant qu'homme, mais surtout pas de Jésus en tant que Dieu. Jésus lui-même souligna cette différence quand, aux noces de Cana, Marie tenta de le faire intervenir avant son heure, (Jean 2-4) Jésus lui répondit: Femme, qu'y a-t-il entre moi et toi? Mon heure n'est pas encore venue.// Celui qui fait de Marie la mère de Dieu, fait ainsi de Marie, la mère du Dieu Trois fois Saint, Père, Fils et Saint-Esprit aux yeux des profanes. C'est là l'erreur, mais également l'abomination devant Dieu notre créateur, pour tant de gens sincères mais dont la connaissance biblique reste limitée.

Mon idolâtrie, née dans l'idolâtrie de la « vierge », m'avait amené à une autre idolâtrie, celle du corps de la femme. Cette idolâtrie, à l’époque où je ne connaissais pas encore vraiment ce corps, avait su m'entraîner à commettre ce péché de voyeurisme auquel j'avais donné mon accord. Ce second lien allait donc influencer et empoisonner la majeure partie de ma vie, me rendant de plus en plus esclave du péché et me plaçant de plus en plus sous la seule coupe de Satan.

Son but est bien en effet de nous rendre responsable de nos fautes afin de nous couper de Dieu et conserver son droit de dressage sur nous. C'est pourquoi tout péché est d'abord commis contre Dieu. Plus il peut nous en éloigner, apportant à notre âme une construction opposée à celle de Dieu, plus il nous maîtrise facilement dans ses voies, et plus il nous tient dans la servitude et notre malheur. Le but reste pour lui la longévité de son « règne » sur les humains, déjà condamné à prendre fin depuis deux mille ans. C’est ainsi qu’il réussi fréquemment à nous faire construire notre couple, à l'opposé des règles instituées par Dieu, pour nous en éloigner encore un peu plus. L'idolâtrie de l'homme envers la femme, ne le sera généralement que pour une partie d'elle-même, très souvent son corps, même si cela peut être « l’autoritarisme maternel » par exemple.

C'est là une évidence pour chacun, la femme tout comme l’homme d’ailleurs, a le besoin d'être aimée et désirée pour elle-même, c'est à dire corps, âme et esprit. La femme convoitée à l’excès pour une seule de ces trois parts, et en particulier s’il s’agit de son corps, sera peut-être glorifiée un temps de cette situation, mais percevra très vite un déséquilibre, un vide car aimée en tant qu'objet, et non en tant qu'individu. Elle commencera donc plus ou moins rapidement, de se refuser sexuellement au mari, mais sans doute par ailleurs également de ne plus s'y soumettre. L’attitude est bien compréhensible, mais peut devenir un piège pour la femme. Selon la nature du mari, celui-ci culpabilisera de ses propres comportements et se laissera conduire, voir dominé par son épouse ou comme je le fis par égoïsme, cherchera au travers de sempiternelles querelles et de compromis, à convaincre l'épouse de le suivre dans les voies du dérèglement. D’autres encore useront de violence envers elle pour l'amener à leurs fins. La femme ne vivra certes pas facilement cette situation, mais sachons que ce n'est pas non plus le but de l'ennemi. A l'opposé de Dieu, lui ne recherche pas notre intérêt, mais le sien. De la position de dominée, dans laquelle la femme se sentira être, sans doute passera-t-elle à la position de dominante, même si elle doit se placer en position de victime et avoir pour cela recours à l'opinion publique, à la famille, aux amis, voir même aux tribunaux.

Quel que soit le caractère du mari, il se sentira coupable, mais accusera la femme de ne pas être comme elle devrait. Cette discorde entraînera chez le mari des dégradations du genre alcoolisme chez certains, déviations sexuelles chez d'autres, et par conséquent à dépenser inconsidérément les revenus du foyer, voire à ne plus y subvenir du tout. Sans doute cela amènera-t-il la femme, à devoir participer elle-même à cette source de revenus, voir encore à ne plus être que la seule source de revenus du couple, et à dominer encore davantage sur le mari, d'une autorité qui ne lui viendra évidemment pas de Dieu. Le vivra-t-elle bien ? Le vivront-ils bien ? Toujours pas ! Mais ce n'est pas non plus le but de celui qui tire ce genre de ficelles. Il faut certes rester modéré quant-aux résultats de cette approche, car même s'il y a un seul but recherché par l'ennemi, la multitude de nos différences, lui donne une multitude de possibilités, mais la tendance restera la même. Il cherchera à nous conduire vers la domination de la femme, même au travers de son rôle de victime, d'où l'impossibilité d'une construction selon Dieu. Cela entraînera la dégradation du couple avec tous les déchirements inévitables pour les intéressés eux-mêmes, mais malheureusement pour les enfants également, qui en seront victimes. Cela va sans dire, car humainement compréhensible, ceux-ci tomberont très souvent dans un parti pris pour leur mère, avec le non-respect du père, contrairement à ce que nous enseigne la parole de Dieu.

Ce père aura certes été répréhensible, mais déjà dans les dix commandements, l'Eternel nous dit (Exode 20-12) : Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent sur la terre que l'Eternel, ton Dieu, te donne.//

Les enfants tomberont ainsi parfois dès leur plus jeune âge dans les pièges de l'ennemi, guidés dans ce sens par une mère, certes bien malheureuse, mais qui les aura entraînés à condamner leur ignoble père. Sans doute ne se sera-t-elle pas rendu compte elle-même, qu'elle faisait en cela le malheur de ses propres enfants, car ayant fait abstraction de ces quelques paroles de Dieu : Afin que tes jours se prolongent...

Devons-nous blâmer l'homme plus que la femme ? Certes non ! Celui que nous devons combattre, n’est ni la femme ni l'homme, car ils sont tombés l'un et l'autre dans le piège du malin. Nous devons voir le malheur de la condition humaine, esclave du péché, et ne pas nous tromper d'ennemi. Ce n'est pas l'être humain que Dieu rejette, car il aime le pécheur, mais il a la haine du péché, le reconnaissant de toute évidence comme la seule source de notre malheur, par les  droits qu’il donne à l’ennemi sur nos âmes, et sur nos propres enfants.

Je peux vous assurer qu'il y a INFINIMENT plus à gagner à respecter les commandements de Dieu. Il est bien évident que lorsqu’il y a faute de l'un, nous n’avons pas à faire retomber la responsabilité sur l'autre, car l'âme qui pèche est celle qui mourra ; mais si nous faisons entrer nos propres enfants dans le péché au lieu de les guider au pardon, ne soyons pas non plus surpris, qu'eux-mêmes voient un jour la mort en face, plus tôt qu'il nous semble juste qu'ils ne la subissent.

Le pardon ne veut pas nécessairement dire comme certains l'entendent, la reprise de la vie passée, sur les mêmes bases que préalablement. Si cela est possible, comme c’est généralement le cas, attention de ne pas faire d'une simple généralité une règle, comme nous l’avons déjà vu.

Le pardon est le fait de ne pas garder d'amertume contre un pécheur, ne pas le condamner, en lui laissant toujours la porte ouverte à la repentance, et s'il se repent, à ne plus lui en tenir rigueur. Cela ne veut pas nécessairement dire reprendre une vie identique à celle que nous avions avant. Quand le péché a entraîné la rupture, le divorce, la mort, ..., l'un comme l'autre sont consommés, et Dieu reste souverain face aux nouvelles circonstances. Celui qui n'accepterait pas cela, n'accepterait pas non plus la souveraineté de Dieu à son égard. S'il n'y a pas retour à la situation précédente, cela ne veut pas dire pour autant qu'il n'y ait pas pardon de la part de celui qui doit pardonner. Le pardon permettra toujours la reprise de contacts, sauf exception comme dans le cas de la mort, mais ce ne seront pas forcément les mêmes qu'avant le péché.

Prenons par exemple le cas d’un meurtrier, même le plus ignoble soit-il, dont les méfaits entraîneraient sa condamnation à la prison à perpétuité sans remise de peine. Cela devrait-il dire que cet être humain serait appelé à pourrir au fond de sa cellule, sans jamais recevoir la visite des siens ? Jésus ne nous enseigna pas ainsi en (Matthieu 25-31/42 et 46) Lorsque le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, avec tous ses anges, il s'assiéra sur son trône de gloire. Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d'avec les autres, comme un berger sépare les brebis d'avec les boucs, et il mettra les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche. Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; recevez en héritage le royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. Car j'ai eu faim et vous m'avez donné à manger; j'ai eu soif et vous m'avez donné à boire; j'étais étranger et vous m'avez recueilli; nu et vous m'avez vêtu, j'étais malade et vous m'avez visité, j'étais en prison et vous êtes venus vers moi.

Alors les justes lui répondront : Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim, et t'avons-nous donné à manger; ou avoir soif, et t'avons-nous donné à boire ? Quand t'avons-nous vu étranger, et t'avons-nous recueilli; ou nu, et t'avons-nous vêtu ? Quand t'avons-nous vu malade ou en prison, et sommes-nous allés vers toi ?

Et le roi leur répondra : En vérité, je vous le dis, dans la mesure où vous avez fait cela à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait. Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche : Retirez-vous de moi, maudits, allez dans le feu éternel préparé pour le diable et pour ses anges. Car j'ai eu faim et vous ne m'avez pas ... /... Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle.//

Quels qu'aient pu être les actes d'un homme, même ceux que l'opinion publique considérerait comme étant le dernier des  derniers, celui-ci n'en demeure pas moins devant Dieu un être aimé de lui, et un être que l'on doit respecter et honorer. Un être que Dieu aime exactement comme vous et moi, sans aucune distinction. Dieu a la haine du péché, mais aime tout pécheur qui se repent, même si celui-ci doit terminer sa vie sur la chaise électrique ou en prison selon la justice des hommes ; lui ne l'abandonnera : JAMAIS ! Il désire donc pour le bien des enfants de cet homme, que ceux-ci lui pardonnent.

Ce sera d'ailleurs pour eux une grande protection qu'ils accepteront ainsi de la part de Dieu, à les préserver des erreurs de leur père, et parfois de faire pire que lui-même. Ce ne sera certes pas toujours très facile à vivre, mais soyons-y ouvert, car ce serait si non un grand piège. Dans ce cas, Dieu nous y aidera.

Revenons au propos que nous poursuivions, à savoir si le pardon entraîne systématiquement le retour à la situation initiale. Croyez-vous que dans de telles circonstances, si les enfants pardonnent, toute la famille pardonne, tous ses amis pardonnent, ce prisonnier pourra reprendre la vie passée comme auparavant ? Je ne crois pas ! Il gardera cependant sa dignité d'homme, ainsi que tous ceux qui lui auront pardonné. Oui, le pardon, et en particulier envers les parents, est FONDAMENTAL, qu'il y ait divorce, meurtre ou bien moins que cela : Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent...

Je ne voudrais surtout pas jeter le discrédit sur quelque dénomination chrétienne que ce soit, sachant que d’une part, des âmes seront sauvées provenant de chacune des diverses Eglises décrites dans l’Apocalypse aux chapitres 2 et 3, et d’autre part le péché d’idolâtrie peut être beaucoup plus insidieusement vécu au sein d’églises locales ayant parfois fière allure. Il faut savoir cependant qu’il appartient à chacun de se remettre devant Dieu pour être informé individuellement de notre marche à suivre, au cas où le péché est avéré, même si la parole de Dieu est claire à ce sujet. (Apocalypse 17-1/6 et 18-1/8) Puis l'un des sept anges qui tenait les sept coupes vint et m'adressa la parole : Viens, je te montrerai le jugement de la grande prostituée, assise sur les grandes eaux. C'est avec elle que les rois de la terre se sont livrés à l'inconduite, et les habitants de la terre se sont enivrés du vin de son inconduite.

Il me transporta en esprit dans un désert. Et je vis une femme assise sur une bête écarlate, pleine de nom de blasphèmes, et qui avait sept têtes et dix cornes. Cette femme était vêtue de pourpre et d'écarlate, et parée d'or, de pierres précieuses et de perles. Elle tenait à la main une coupe d'or, remplie d'abominations et des impuretés de son inconduite. Sur son front était écrit un nom, un mystère : Babylone la grande, la mère des prostituées et des abominations de la terre. Je vis cette femme ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus. A sa vue je fus frappé d'un grand étonnement. .../ ... Après cela je vis descendre du ciel un autre ange qui avait une grande autorité; et la terre fut illuminée de sa gloire. Il cria d'une voix forte : Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande ! Elle est devenue une habitation de démons, un repaire de tout esprit impur et un repaire de tout oiseau impur et détesté, parce que toutes les nations ont bu du vin de la fureur de son inconduite; que les rois de la terre se sont livrés à l'inconduite avec elle, et que les marchands de la terre se sont enrichis par la puissance de son luxe.

Et j'entendis du ciel une autre voix : SORTEZ DU MILIEU D'ELLE MON PEUPLE, afin de ne point participer à ses péchés et de ne pas recevoir votre part de ses plaies. Car ses péchés se sont accumulés jusqu'au ciel, et Dieu s'est souvenu de ses injustices. Payez-la comme elle a payé, et rendez-lui au double de ses œuvres ! Dans la coupe où elle a versé, versez-lui au double. Autant elle s'est glorifiée et plongée dans le luxe, autant donnez-lui de tourment et de deuil ! Parce qu'elle dit en son cœur : Je suis assise en reine, je ne suis pas veuve et je ne verrai point le deuil, à cause de cela, en un seul jour ses plaies viendront : mort, deuil, famine, et elle sera consumée par le feu. Car il est fort, le Seigneur Dieu qui l'a jugée.//

Que chacun donc éprouve en cela l'église, l'assemblée dans laquelle il se trouve. Cela ne m'appartient pas de dire maintenant, il s'agit de celle-ci ou il s'agit de celle-là. Chacun baptisé de l'Esprit peut demander à Dieu de lui ouvrir les yeux sur la confession où il se trouve être nourri de la parole de Dieu. S'il voit en quoi que ce soit une erreur d'enseignement, une erreur fondamentale, alors que celui-là ne se fasse pas d'illusions ! S'il reste, se sentant en sécurité à cause de la foule qui peut encore vouloir y croire à tout prix, celui-là, comme beaucoup de Pharisiens au temps de Jésus, préfère la Synagogue, c'est à dire l'église, l'assemblée, à Dieu lui-même. Je ne veux jeter le discrédit sur personne, bien au contraire, car Dieu aspire à ce que chacun soit sauvé, Dieu aime le pécheur, mais a la haine du péché.

Ceci ne veut pas dire pour autant que nous n’ayons pas lutter contre certains agissements, qui pourraient nous infecter et en infecter bien d'autres. Dieu peut en effet nous demander de persévérer dans un contexte difficile, voir rebelle, à des fins que nous ne comprenons pas toujours immédiatement, mais pour le bien d’autrui et non pour nous-mêmes. Ceux qui seront sauvés ne viendront pas tous d’un même endroit à cause de l’enseignement qu’ils auront reçus, mais à cause de la mise en pratique de leur foi. Il y a des gens du peuple de Dieu dans divers confessions, dans divers assemblées, dans divers églises, et attention au ségrégationnisme religieux. Que personne donc, croit pouvoir dire à l'autre, viens ici, il est là; (Matthieu 24-23/26) Si quelqu'un vous dit alors : Le Christ est ici, ou : Il est là, ne le croyez pas. Car il s'élèvera de faux christs et de faux prophètes, ils opéreront de grands signes et des prodiges au point de séduire si possible même les élus. Je vous l'ai prédit. Si donc on vous dit : Voici : il est dans le désert, n'y allez pas; voici il est dans les chambres, ne le croyez pas.//

Dieu habite le cœur de ses enfants, et se sont ses enfants l'Église, mais il voudrait qu'aucun ne se perde. C'est pourquoi nous devons éprouver, avec l'aide du Saint-Esprit, à savoir si nous sommes bien dans le lieu où le Seigneur nous veut. N'acceptons pas de nous perdre en suivant de faux enseignements, éprouvons la parole de Dieu avec l'aide du Saint-Esprit, ne nous contentons pas d'un peu de poudre aux yeux ou encore de quelques miracles. On reconnaît l'arbre à son fruit, ne l'oublions jamais. Les miracles quant-à eux, ne sont pas mentionnés comme des fruits de l’Esprit dans Galates 5-22 que nous avons déjà lu.

Je voudrais cependant apporter une certaine mise en garde à ne pas se précipiter dans la condamnation, car il y a en effet dans l'idolâtrie, comme dans tout autre péché, autant de dimensions différentes qu'il y a de pécheur. L'un va pécher très occasionnellement, l'autre au contraire ne va vivre que pour ce type de péché. Toute sa vie y sera vouée, et il ira parfois jusqu'à renier Dieu en Jésus-Christ, au profit de « son idole », « son dieu ». Dans deux cas aussi opposés, bien que le péché reste le péché, et nous coupe de Dieu si nous ne nous en repentons pas, le résultat dans la vie des personnes considérées, ne sera évidemment pas le même.

Après le développement de ce thème, les plus sceptiques à ce que nous avions vu au début sur l’idolâtrie et le fait de prier les parts charnelles de la spiritualité liée à un saint, ainsi que la prostitution de l’œuvre de Jésus accomplie dans ce saint et qui est attribué à l’humain comme venant de lui-même, commencent sans doute de percevoir de qui leur provient l’inspiration de leurs prières, lorsqu’ils prient un saint. Je pense que chacun aura compris de lui-même, qu'au minimum pour la part charnelle restée charnelle, si petite cette part soit elle,  ce n'est pas Dieu qui sera à notre écoute, mais bien Satan. En ce qui concerne la prostitution de la part devenue sainte qui est attribuée à ce saint et non à Jésus, il en vat bien évidemment de même, puisqu’aucun humain ne peut devenir saint par lui-même, aussi grande puisse être sa connaissance de la Loi. Croire alors, que le bien peut sortir de telles prières, devient donc pure utopie, d’autant plus que pour ce qui relevait de la part charnelle de ce « saint », elle est entrée dans le royaume des morts avec lequel Dieu nous interdit de dialoguer.

Si nous avons vu l’effet direct, nous devons aussi regarder l’effet indirect, tout aussi pervers. Si les saints se trouvent rehaussés au niveau supérieur de Jésus, Jésus se trouve abaissé au niveau humain et confondu avec tous les autres saints de nature humaine, alors qu’il était en Dieu depuis toute éternité, compte tenu de l’ensemencement divin de la vierge Marie. La différence reste donc fondamentale, car si Dieu fut toujours motivé par le bien de l’humanité, et la réécriture de notre nature humaine dans le langage de l’Amour d’autrui, la dimension charnelle reste construite par le dressage d’un l’amour égoïste et le règne éphémère de Satan. C’est ainsi que ceux qui recourent à ces prières idolâtres, peuvent obtenir les bénédictions ou les « dons » auxquels ils aspirent, pour eux ou pour d’autre, mais ce sera alors au travers d’une emprise plus grande de l’ennemi sur leur âme et leur esprit. Ils reçoivent en réalité des « bénédictions ou des dons » empoisonnés. Ils croient les recevoir du saint lui-même, mais ne reçoivent en réalité que des pouvoirs de domination, et de contrainte plus ou moins importantes sur la personne à laquelle ils désirent attribuer leurs « bénédictions ». Pour son bien, pensent-ils ! Car ceux-ci sont sincères, mais leur volonté prime sur celle de Dieu. Etant donné la différence entre les deux origines spirituelles, il va de soi que les efforts de remise en question demandé par Dieu en Jésus-Christ, seront toujours beaucoup plus importants sur l’instant, que ceux offert sans effort spirituel par l’ennemi de nos âmes, qui fait payer la facture à crédit, mais pour le reste de notre vie et pour l’éternité. C’est ainsi que celui qui aura commencé de prier les saints sera à l’image du drogué qui aura commencé par les drogues douces, pour s’adonner à celles qui conduisent à la mort, tant physique que spirituelle. C’est l’image du péché occasionnel malgré lequel Dieu bénit toutefois, et celle du péché toujours plus grand, qui peut aller jusqu’au reniement de Dieu.

C’est en écrivant ces réflexions que je pris conscience en 1995, de ce qu'avait apporté comme méfaits dans ma vie et dans celle de mes parents, toute cette idolâtrie de la vierge Marie, pratiquée à grande échelle. Comme je vous le disais au début de ce livre, ma grand-mère maternelle était tombée dans ce genre de « pratiques ». Sa souffrance d'avoir perdu son fils en avait été vraisemblablement la cause, mais cela avait été pour elle, la porte ouverte à bien plus grave par la suite, quant à sa recherche de dominer sur les autres. Ce qu’elle avait commencé à ne plus pouvoir obtenir par domination avec l’aide de l’un, elle avait fini par l’obtenir avec le matraquage spirituel de l’autre.

Dès le mariage de mes parents, bien qu'elle ne soit vraisemblablement pas déjà tombée dans des pratiques de sorcellerie, elle dominait cependant sur eux et en particulier sur mon père. Elle n'en avait d'ailleurs pas nécessairement la compréhension, je suppose, mais comme je vous le disais à la page 17, mon père, tout comme mes grands-parents paternels, recherchaient des bienfaits au travers de prières idolâtres à la vierge Marie. Bien évidemment mon père n'avait pas la moindre conscience que ses prières étaient entendues, mais les retombées n'en étaient pas moins palpables pour autant, et n'en restent pas moins matériellement visibles pour moi avec le recul des années. Le protectionnisme que ma grand-mère recherchait pour sa propre fille, se traduisait en réalité par une mainmise, sur la vie du couple de celle-ci. Chose logique, puisqu'elle était en quelque sorte devenue, la « protectrice » spirituelle de mes parents. Mon père, demandant la protection de la « vierge », la recevait donc, même si ce protectionnisme ne lui convenait pas. Il ne savait pas que ce monde duquel il attendait le secours, n'apportait sur son couple que dominations supplémentaires, qu'ils refusaient tous deux par ailleurs, comme je vous le disais à la page 21. Ils cherchèrent donc durant toutes ces années à se défaire humainement de l'emprise que ma grand-mère avait sur eux, mais comme par ailleurs si mon père avait à prier, il priait la vierge et non pas Jésus, comment pouvaient-ils s'en libérer ? Cette « protection » ne venant pas de Dieu, ne pouvait évidemment pas leur apporter la paix et la sérénité, mais les règles et les obligations.

Que personne ne se leurre, Satan n'est jamais divisé contre lui-même. Il sait au contraire très bien se déguiser pour se faire accepter, comme il est dit dans (2 Corinthiens 11-14/15) : Et ce n'est pas étonnant, car Satan lui-même se déguise en ange de lumière. Il n'est donc pas étrange que ses serviteurs aussi se déguisent en serviteurs de justice. Leur fin sera selon leurs œuvres.//

Dans ce passage, l'apôtre Paul nous parle certes, des serviteurs terrestres qui se déguisent, mais s'il sait amener des serviteurs terrestres à une apparence de lumière, il est évident que ses serviteurs célestes, les anges déchus, ont différents niveaux de déguisement. Certains sont grossiers, nous les appelons généralement démons, mais entre ceux-ci et l'ange de lumière, toute une panoplie existe. Tous plus ou moins perfides ! Tous plus ou moins grossiers ! Un seul les a tous vaincus, il s'appelle Jésus-Christ, et aucun autre, absolument aucun ; sachons donc nous en tenir à lui seul.

Maintenant que nous avons vu l’incidence de cette idolâtrie sur mes parents, nous allons regarder à ma propre vie. Je peux d'autant plus facilement parler de la mienne, que j'en vis le résultat non seulement par les méfaits que cela m’apporta, mais aussi par les avantages de qualité de vie que je pus constater une fois ces liens d'idolâtrie coupés. Nous allons certes devoir faire un petit détour par le cheminement que le Seigneur me fit prendre avant d'en arriver là, mais ne perdons pas de vue ce lien d'idolâtrie sur lequel nous allons très vite revenir.

Après donc, que j'eus été victorieux en Jésus-Christ de ce lien de voyeurisme que je citais à la page 217, je ressentis de toute évidence un grand mieux-être en moi, mais il me restait néanmoins toujours un peu d'attirances extravagantes en rapport avec la sexualité. Encore une fois, j'aurais bien préféré de temps à autre enterrer ce péché, cette pierre en forme de camembert, en me retirant cette part de vie, mais comme d'autre part je priais pour que le Seigneur m'en purifie, je ne risquais pas qu'il me laissât faire. J'avais beau dire et beau faire, même si ces trop fortes tentations n'étaient plus qu'occasionnelles, contrairement au passé, je n'en étais que bien rarement vainqueur, car quelque part, même si j’étais sincère et vrai dans ma démarche chrétienne, elles nourrissaient mon « ego ». Un jour nous eûmes une assez violente dispute, Marie-Claude et moi, et je décidais de ne plus rester en sa présence. Nos points de vue étaient si différents l’un de l’autre, que ce n'était plus possible d'accepter une telle divergence d'opinions tout en restant ensemble. Je partis donc un soir d'hiver sur les routes, avec à peine de quoi me tenir chaud, mais tout en priant quand-même pour la bénédiction de Marie-Claude, Sabine et Sébastien.

Le Seigneur devait bien « rire » en lui-même, si je puis m’exprimer ainsi. Il me laissa cependant me fatiguer, m'exténuer, car je fis cette nuit là plus de trente kilomètres à pieds, tout en priant pour la bénédiction de chacun. Je finis cependant par revenir à la maison, guidé par le Seigneur je suppose. Je pensais bien que mes prières seraient exaucées, et que je trouverai donc à la maison la paix. Ce fut le cas ou presque, mais pas du tout dans le sens dans lequel je l'avais imaginé. Après quelques heures de sommeil, j'éprouvais toutes les difficultés possibles à poser un seul pied au sol, ayant effectué ces kilomètres sans grand entraînement et en chaussure de ville, mais je continuais pour ma part de maugréer en moi-même, d’autant que Marie-Claude était sereine. Dans ma profonde lassitude je m'adressai alors à Dieu en ces termes : « Seigneur, pour moi cela suffit, je n'en peux plus, il faut vraiment que tu me dises pourquoi ! »

Sans me faire plus attendre, le Saint-Esprit me répondit très nettement : « C'est TON égoïsme » !!!  Hum ! Hum ! Hum ! Comprenez par-là : c'est drôle combien j'eus du mal à avaler ma salive. Le Seigneur ne m'avait pas dit, c'est un esprit d'égoïsme, cela eut encore passé, mais bien au contraire : Ton égoïsme ! Oh  là là ! Ce n'était plus du tout la même chose, car en d’autres termes : Ta chair ! Ton refus de me suivre ! Ton refus de te soumettre à ma volonté concernant tes propres convoitises, et non plus l’ennemi fautif sur ce pauvre petit garçon que tu es...

J'eus certes quelques minutes d'hésitation à l'admettre, mais finis par capituler devant Dieu, et après en avoir demandé pardon, tout rentra naturellement dans l'ordre. Plusieurs jours après, le Seigneur me fit alors mettre le doigt sur un esprit de sacrifice. Eh ! Oui ! Souvenez-vous de mon mariage à la page 53. Je n'avais jamais été aussi malheureux, et à mon grand désespoir, j'avais accepté de sacrifier ma vie. Combien d'hérésies sommes-nous capables de suivre ?

Je le sais évidemment, mais plus le temps passe et plus je prends conscience que nous sommes tous plus ou moins construits sur un modèle un peu semblable. Attention, je ne dis surtout pas en cela que nous avons les mêmes esprits en chacun de nous, certes non, mais le type de construction reste le même.

Mon égoïsme m'avait donc servi à ne pas me faire étouffer, mais avait été la faiblesse que l'ennemi avait utilisée pour que je devienne répréhensible dans mes comportements.

De semaines en semaines, les tentations devenaient de plus en plus faibles, mais en restant honnête et vrai avec moi-même, je me rendais bien compte cependant, que des pierres en forme de camembert subsistaient encore à ce sujet. Je continuais donc d'en demander la révélation au Seigneur, afin de pouvoir faire sa volonté et le glorifier.

C’est seulement maintenant que nous bouclons la boucle de l’idolâtrie. Alors que je terminai d’écrire à propos de ce sujet, juste après les deux dernières révélations que nous venons de voir, un matin de la première quinzaine d'avril quatre-vingt-quinze, le Seigneur me fit comprendre comment l'idolâtrie initiale de la « vierge », avait été ensuite le moteur de certains de mes comportements idolâtres en rapport avec la sexualité. Je ne crois d'ailleurs pas être le seul pour qui ce genre de comportement ne soit dû plus ou moins à une origine semblable. Chacun verra individuellement dans son cœur, car Dieu nous aime tous d'un même Amour, et veut nous amener à nous découvrir nous-mêmes, afin de mieux le connaître par accroissement de notre communion avec lui, pour nous bénir tous.

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